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était avec eux. Ici j’ai avalé le premier service desorties violentes contre la guerre. — J’ai vu ensuite lecomte Stadion; je l'ai trouvé dans un sage milieu,foncièrement pénétré de la nécessité do la paix, pro-testant toutefois (mais avec dos arguments assez fai-bles) contre les conditions trop dures que l’on nousfait, ayant au reste pris le parti de s’en remettre à ladécision, ou, comme il s’exprime, au sentiment de l’em-pereur. — J’ai vu ensuite successivement Ferd. Palffy,le comte Sauran, le prince d’Orange, Knesebeck,etc. etc. —
Les nouvelles de la princesse Esterhazy sont toutesfausses. Bubna était arrivé hier au soir. Il a apportéune lettre de Bonaparte, et le résultat de deux confé-rences qu’il a eu avec lui. — Il ne demande plus que2 millions d’hommes en Gallicie, et 1,600,000 sur l’Enset la Save, selon notre choix. Il n’articule aucuneautre condition, ni argent, ni rétention des provinces,ni mesure politique quelconque. Il paraît même qu’ilcéderait sur Trieste; quant à Fiume, il ne le refusedéjà plus. — Tout le monde est dans une espèce destupeur sur ce que l’empereur peut balancer encore àentrer dans des propositions aussi modérées.
Après avoir dîné chez le comte Stadion avecKnesebeck, qui enfin paraît avoir fait une démarchepositive (je crois même que quelque projet de traité estdéjà en discussion entre lui et le comte Stadion), j’aivu Bubna dans un jardin où je l’ai trouvé avec lemaréchal Bellegarde et le prince Jean Liechten-stein. J’ai eu une très-longue conversation avec cesdeux principaux personnages de l’armée; et leurs opi-nions hautement et décidément pacifiques m’auraient