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fait trembler, si je n’y avais pas été préparé, et sid’ailleurs les probabilités ne continuaient pas à être pourla paix, quelle que soit la manie guerroyante de l’empe-reur. Ils m’ont laissé développer une grande partie desarguments qui me portent à croire la paix nécessaire;ils ont ab.ondé dans mon sens. L’attention et l’intérêtsincère avec lequel ils m’ont écouté, m’auraient assezprouvé quel était leur système; mais ce qu’ils on diteux-mêmes, l’un (Bollegarde) avec un peu plus de cir-conspection, l’autre avec sa vivacité et sa chaleur or-dinaire, ne m’ont plus laissé l’ombre d’un doute. Jesuis sorti de cette fameuse conversation, plus que ja-mais persuadé, que j’avais parfaitement vu et jugé leproblème.
J’ai passé la soirée avec Wallmoden chez Bubna.Il nous a raconté des détails bien curieux sur scs deuxconversations avec Bonaparte. Voici les traits, que jeme rappelle. ■— Il lui a dit: „Vous resterez toujours lapremière puissance continentale après la France (J’aidit littéralement la même chose dans un de mes mé-moires à Mettcrnich); vous êtes diablement fort; alliécomme je l’étais avec la Russie, je n’aurais jamais cruavoir à soutenir une guerre continentale sérieuse; etquelle guerre!“ — Et puis — „la France est au-jourd’hui ce qu’elle eut été depuis longtemps si lesBourbons avaient su gouverner; elle ne restera pastoujours ce qu’elle est. Encore dix ou quinze ans, jecrèverai, et vous ferez de nouveau tout ce qui vousplaira.“ — Parlant des conditions qu’il exige, il a dit:„Tout le monde m’a blâmé sur la paix de Presbourg;M. de Romanzoff m’a dit, que la seule chose dansma vie, qu’il n’avait pu comprendre, était, que j’avais