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pu accorder à l’Autriche après Austerlitz une paix aussigénéreuse, et aussi favorable; que dirait-on, si je re-tombais encore une fois dans la même faute?“ — Dansla première entrevue il avait presqu’ abandonné Trieste;dans la seconde il y a insisté de nouveau, disant:„Mais Diurne vous suffit; les Anglais viendront vous ap-porter autant de denrées coloniales que vous désirerez.“— En parlant de l’empereur de Russie, il a dit: „J’ai lieud’être content de sa conduite; il a tenu bon contre lescris de sa nation et de son armée; il a bien fait; onne peut jamais contenter le peuple.“ — Il a ditaussi: „J’ai à-présent peu d’amis dans ce pays; maissi vous me forcez à recommencer, soyez sûr que jetrouverai les moyens d’en avoir; je partagerai les pro-vinces conquises; j’abolirai les droits féodaux; je sauraime faire des partisans.“ — A propos des fortificationsde la Lobau etc. il a dit: „Vous pouvez tout voir; onvous montrera tout; si cela vous amuse, je vous feraipasser en revue toute mon armée.“ — Il a mêlé à celade temps en temps des propos lestes: „II y a peu devérole ici; c’est étonnant.“ Il a été en général doux,modéré et décent, n’a fait des sorties contre personne,et a parlé en homme qui veut sincèrement la paix. Oncroit aujourd’hui, que cette prolongation d’armistice,sur laquelle il a tant insisté, n’avait d’autre but, quede gagner le temps pour un voyage en Hollande qu’ilavait projeté.
Bubna était très-afïligé, de la réception froide quel’empereur lui avait faite à son retour de Vienne.Comme l’empereur veut absolument se battre, il esttout simple, que les propositions modérées doiventlui déplaire; nous avons fait sentir à Bubna, qu’il