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pourrait bien se consoler de cette disgrâce momen-tanée.
Le 18, Étant retourné à Neumühl, après cette in-téressante journée de Dotis, je suis allé à Komorn,où j’avais donné rendez-vous au comte Wallmoden.Nous avons été par Neubäusel, à Konâty; nous avonsvu en route les généraux Stipschitz et Steininger;puis le prince Charles Scbwarzenberg et War-tensleben. Tout est prononcé contre la guerre; nousavons fait une liste vraiment fameuse des généraux lesplus marquants décidés dans ce sens. Elle mérite d’êtreconservée et méditée.
Le 20. Je suis revenu à Dotis à 8 heures du ma-tin. Bubna était destiné à aller encore à Vienne. —La démarche et le choix de l’homme m’ont paru très-pacifiques. Je n’avais pas encore connaissance de lalettre qu’il devait porter; il ne l’avait pas vue lui-même. J’ai causé avec lui à deux reprises, et trèslongtemps. Il sent l’importance extrême de sa nouvellecommission; je l’ai ranimé, encouragé de toutes lesmanières. Je lui ai dit — et c’est un des résultats quela conduite de Bonaparte dans les derniers événementsm’a suggéré — que nous avons peut-être à nous re-procher d’avoir toujours envisagé cet homme sous unpoint de vue trop tragique, que nous aurions mieuxfait dans plusieurs occasions, en fixant plutôt nos re-gards sur ce qu’il y a en lui de l’arlequin politique,du jongleur, du Cagliostro etc., que Bonaparte estl’homme du moment, que tout ce qui est plan orga-nisé, système profond, ensemble dans les vues et dansles desseins est beaucoup plus loin de cet homme, quenous avons bien voulu le croire. — (Je puis dire que