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ces idées ont commencé à s’établir en moi dès la pre-mière lecture du bulletin de la paix de Tilsit, à Carls-bad en 1807.) — Bubna m’a raconté encore des traitsde ses conversations avec lui. Il lui a dit qu’il savait,que nous venions de commander l’attelage pour 120pièces de canon de plus; Bubna lui a répondu: „Quedevons nous faire, Sire, vous avez déployé à Wagramune artillerie si formidable, qu’il faut bien penser à desmoyens pareils. Mais que deviendront à la fin les ba-tailles, si cette augmentation d’artillerie continue tou-jours?“ — Bonaparte répondit: „Laissez faire: lorsquenous aurons de nouveau le nombre suffisant de bonnestroupes, nous nous battrons comme auparavant. Vous'voyez bien, que mon infanterie n’est pas parfaite; lameilleure partie, la vieille infanterie est en Espagne.“ —Il lui a parlé, mais bien incidentellement du projetd’expédition dans l’Inde. „Je ferai peut-être une ex-pédition dans l’Inde; je nomme l’Inde pour nommerquelque chose; alors, si tout reste entre nous sur l’an-cien pied, vous viendriez de nouveau déranger mesprojets.“ —
Bubna est parti à 2 heures après-midi. Il m’a dit,qu’il était content de la lettre qu’il portait. Et je croiseffectivement, qu’il y aura moyen de s’arranger. Il ya eu de très-forts orages les jours précédents. JeanLiechtenstein surtout a parlé contre la guerre avecbeaucoup de force; et quoique l’empereur ne veuillepas encore se rendre directement, pour peu que Bona-parte continue à nous traiter avec douceur, je suis sûrque l’empereur finira par se rendre.
Je ne cite pas ici les conversations perpétuelles queje menais ici avec tant de personnes intéressantes;
F. ». Kentz. I. 10