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Erster Band.
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j’ai à peine le temps de spécifier les faits les plus dé-cisifs.

Jeudi 21. En déjeûnant avec le comte Stadion,j’ai beaucoup causé avec lui sur sa situation. J’ai tâchéde lui prouver, qu’il pouvait, et qu’il devait peut-êtrerester en place, même après la paix faite; je lui ai tenuce langage par conviction, mais aussi pour lui rendrel’idée de la paix moins pénible. Il m’a dit, qu’il nesavait que trop bien, que déjà par son retour au quar-tier-général, il avait perdu dans l’esprit de plusieurspersonnes, dont l’opinion l’intéressait; j’ai tâché decombattre cette idée de toutes les manières. En géné-ral je trouve le comte Stadion trop imbu encore decette fatale crainte de compromettre sa réputation ettomber dans l’inconséquence si aujourd’hui il voulaittrop se prononcer pour la paix. Cette circonstancepeut faire infiniment de mal avec les dispositions guer-rières de l’empereur. — J’ai aussi longuement dissertéavec Stadion sur l’intérêt exagéré que l’on attache àTrieste, sur ce que c’est proprement que le besoin d’undébouché pour notre commerce. — Dans une visiteque j’ai faite ce matin au maréchal Dellegarde, j’aitrouvé celui-ci exactement d’accord avec moi sur cetarticle, comme sur bien d’autres.

On m’a communiqué aujourd’hui toutes les piècesde la négociation. Quelles réflexions cette lecture m’afait faire! — Mais j’y reviendrai; je ferai d’ailleurs desextraits des principales pièces.

Le 22 Septembre. Le comte Stadion, en me par-lant de la marche de la négociation, m’a raconté cematin, que Bonaparte a dit à Bubna en lui parlant dufameux Uti possidetis: „que ce n’était qu’une mauvaise