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Erster Band.
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plaisanterie, imaginée par M. de Champagny!“ — Quelmot! Combien de commentaires et de diatribes cet VUpossidetis faisait naitre parmi nos Optimistes ! Et quandon a pénétré au fond de la chose, voilà à quoi tout seréduit! N’est-il pas vrai que nous nous sommes étrange-ment mépris sur la manière d’envisager et de traiterBonaparte?

J’ai eu une quantité de conversations avec Palffysur le délire de la cour à persister dans ces abomi-nables vues politiques. L’empereur, l’imp ératrice,M. Baldacci, l’archiduc Ferdinand écrivant des let-tres incendiaires, quelques gens dont on soupçonne àpeine l’existence, peut-être quelques faux-frères, quiayant l’air de voter pour la paix, tiennent un autrelangage lorsqu’ils parlent à l’empereur —■ voilà le partiqui veut la guerre!! — Palffy lui-même commence às’en détacher. Comme il est faible et chancelant, ilcraint que le parti contraire ne l’emporte, et qu’il nefinisse par rester dans une ridicule minorité.

Ce soir, en étudiant à fond les pièces de la négo-ciation, je me suis pleinement convaincu que la publi-cation de ces pièces serait tout-à-fait contraire à nosintérêts. Extrêmement agité par cette idée, j’ai cru,qu’une fois dans le triste cas de travailler à une choseque je désapprouve si fort, je rendrais cependant unservice essentiel en faisant au moins triompher la formela moins désavantageuse. J’ai rédigé un papier, pourprésenter mes réflexions sur cet objet critique.

Le 23. J’ai été de grand matin chez le comteStadion, pour lui lire mes réflexions. Quoiqu’un peufrappé au commencement de ce que je protestais contretoute publication de pièces quelconques, il a cependant

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