Band 
Erster Band.
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très-libéralement cédé à la force de mes raisons, et s’estdécidé pour une simple déclaration telle que je la pro-posais. — Cette victoire remportée m’a mis de bonnehumeur pour une partie de cette journée; j’ai été ré-diger la déclaration avec plus de facilité et de verveque je m’y serais attendu dans un travail, qui me pe-sait tant sur le cœur. — Avant de dîner avec le comteStadion je lui ai lu la première partie de la pièce; ilen a été enchanté; il me traite en général avec unebienveillance et amitié touchante.

Nous avons eu de longues conversations aujourd’hui.Il m’a confié une quantité de choses qui achèvent letableau de la faiblesse extrême de l’empereur. Il estimpossible de compter sur cet homme pour un quart-d’heure; pour être sûr de lui il faudrait pouvoir (commefeu Colloredo) ne pas le quitter une minute dans les24 heures. Il ne suffit pas de l’avoir engagea signer;les Handbittets déjà mûrs pour l’expédition se chan-gent souvent dans quelques minutes, lorsque l’un oul’autre nouveau parleur, ou nouvel intriguant, arrivepour y mettre obstacle. Il se rendit à Budweis (où,pour le dire en passant, on délibéra sur le passage duDanube à Mauthausen, projet que Brünne a déjouépar un rapport perfide sur le pour et le contre de lachose), il s’y rendit en effet pour opérer une réductiondans le commandement de l’armée; Stadion n’y arrivequ’un jour après lui; il lui dit à 5 heures du soir:„Tout est arrangé; les Handbillets seront expédiés in-cessamment.“ — A 9 heures Stadion revient, trouve toutbouleversé. L’empereur en balbutiant quelques excuses,lui annonce qu’il a destitué Prohaska (le chef de l’é-tat-major choisi par Brünne) mais que du reste tout