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Erster Band.
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(comme Palffy assure) par l’impératrice. Je ne croispas que de pareilles inepties aient jamais été enfantéespar un cabinet.

Plus tard le général Stuttcrheim de l’état-majorest venu chez moi, et nous avons passé deux heuresdans des conversations sur le passé et le présent. Lesportraits qu’il m’a faits de l’archiduc Charles, deGriinne, de Wimpffen — étaient fort au delà deceux que j’en trouvais depuis longtemps moi-même;c’est tout ce qu’on peut dire de plus fort. Il est aureste aussi convaincu que tous les autres hommes rai-sonnables, que recommencer la guerre, et périr, sontdeux choses absolument synonymes.

L’entretien avec Stutterheim, l’effet qu’avaient pro-duit sur moi les proclamations, l’humeur dont je mesentais pénétré par tout ce qui se préparait, par toutce qui se passait à côté de moi, m’ont affecté au point,que je n’ai pas pu fermer l’œil jusqu’à 4 heures dumatin. Je me souviendrai toujours de cette nuit, detout ce que j’y ai rêvé, médité, souffert; enfin elle m’aconduit à la résolution de tout tenter, de tout entre-prendre encore, pour contribuer ma quote-part à sau-ver la monarchie de l’affreux naufrage qui la menaçait.

Dimanche le 24, après avoir déjeûné avec le comteStadion, je suis allé chez le prince Jean Liechten-stein. Je lui ai annoncé que je venais pour l’invitersolennellement à sauver l’État avant qu’il fut trop tard.Je lui ai parlé avec toute la chaleur que m’inspiraitla gravité de la circonstance. Il m’a écouté avec beau-coup d’intérêt. Il m’a répondu d’une manière admi-rable. Il ma dit „qu’il avait déjà fait plus de tenta-tives que je ne paraissais le croire pour arracher l’em-