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pereur à son funeste aveuglement; qu’il avait presqueépuisé les moyens d’autant plus qu’aussitôt qu’il semettait à parler des affaires générales, l’empereur nel’écoutait qu’avec déplaisir; que cependant il était pleine-ment résolu à faire encore un effort après l’autre avantde désespérer du succès; que ce que je lui avais ditne contribuait pas peu à cette résolution ; qu’en généralmon opinion avait sensiblement fortifié la sienne; qu’ilétait comme moi, persuadé, que la guerre achèveraitl’État; qu’il n’y avait pas pour nous de chance de sa-lut; que c’était d’ailleurs un contre-sens complet, qued’entreprendre l’exécution d’un projet vaste ou périlleuxavec un homme tel que l’empereur; que l’impératriceétait certainement une des causes principales du délirequi s’était emparé de lui; que cette princesse, voyant,qu’elle ne pouvait être une femme heureuse (vu sesrapports avec son mari, sa santé délabrée, les mal-heurs de ses frères etc.) paraissait avoir pris le partid’être une grande femme, et de mourir en héroïne,que cette .idée romanesque la poussait à toutes les ex-travagances, qu’elle embrassait avec une espèce de sa-tisfaction le phantôme même d’une fin glorieuse, et quepeut-être elle visait plutôt à cette perspective-là qu’àcelle de la victoire; — que, quant aux ministres, il fai-sait grand cas du comte Stadion, qu’il croyait unhomme loyal et capable, malgré les fautes sévères, danslesquelles il était tombé au commencement de cetteguerre, mais que Mettern ich était à ses yeux unhomme tout-à-fait pitoyable qui lui avait donné la me-sure de ses talents par la conduite qu’il avait tenueà Altenbourg, par les platitudes qu’il avait dites etécrites; — que dès son premier voyage à Vienne il