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Erster Band.
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avait vu, que Bonaparte serait cette fois beaucoup plusdifficile à traiter qu’à l’époque de la paix de Presbourg,qu’il avait débuté par des propos sur le partage de lamonarchie, le changement de couronne, etc. — que trophabitué à négocier avec lui, il n’en avait pas perducourage, et qu’alors déjà la base des 4 millions avaitété articulée par lui, que cependant il avait ajouté:„Prince Liechtenstein, ne vous mêlez pas de cette af-faire; elle est bien mauvaise“ — qu’enfin aucun sacri-fice n’était trop grand aujourd’hui pour détourner laruine de l’État; — qu’il se sentait bien capable de fairetuer encore à Bonaparte 30,000 hommes, en sacrifiantle même nombre des nôtres; mais qu’il était persuadé,que cela n’avancerait en rien notre affaire! — que parconséquent il ne restait qu’à travailler à la paix, et qu’ilentreprendrait tout pour cet effet! — Il a déployé danstoute cette conversation un caractère vraiment grand,des vues saines, des sentiments nobles et exquis, et beau-coup plus d’esprit et de connaissance en fait d’hommeset d’affaires, que je lui en ai supposé dans le tempsde mon injuste prévention contre cet homme.

Après cette entrevue, que je n’oublierai jamais, j’airepris mon travail sur Ferdinand Palffy. Déjà de-puis quelques jours il commençait à chanceler dans sonenthousiasme; la force de mes raisonnements l’écrasait.Aujourd’hui il s’est rendu tout-à-fait, et s’est engagéà faire revenir l’impératrice. Il a tenu parole.

A dîner chez le comte Stadion j’ai eu une autrescène mémorable. Vers la fin du dîner j’ai brusque-ment pris la parole, pour lui peindre l’état dans lequelj’avais passé la nuit. Je lui ai cité Stutterheim,pour établir une base, et un souffre-douleur, et pour