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Erster Band.
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éviter de toucher mes rapports et conversations avecLiechtenstein et Bellegarde. Il en est résultél’explication la plus complète et la plus vive. Stadiona été si fort affecté de plusieurs choses que je lui aidites, qu’il a commencé à me faire de la peine; j’aivoulu un moment discontinuer la conversation; maisl’idée de la grandeur du danger, m’a fait de nouveaualler en avant. Deux choses sont devenues claires pourmoi dans cette conversation. 1. Que le comte Sta-dion n’est pas, à beaucoup près, suffisamment in-struit de l’étendue et de la force de l’opposition duparti militaire; ce qui tient un peu à une certainenonchalance, mais plus encore à ce malheureux décousu,qui caractérise la marche de nos affaires. J’ai vu quece que je lui disais à cet égard le frappait bien plus,qu’il n’aurait dû en être frappé. 2. Que cet hommesi éclairé, si loyal, si bon, ne se sépare qu’avec beau-coup de répugnance de l’idée de continuer la guerre;il n’a pas pu détruire mes arguments; la seule chosetant soit peu conséquente qu’il m’ait dite, c’est que lamonarchie étant achevée de toutes les manières, autantvalait périr les armes à la main, qu’autrement. Ce so-phisme n’était pas au moins nouveau pour moi. Enparlant de sa propre position, il est revenu à une cer-taine distinction un peu chimérique, qu’il m’avait déjàproduite une autre fois, c’est-à-dire que ce n’était pasun devoir moral, mais un devoir matériel qui l’avaitengagé à retourner auprès de l’empereur. D’ailleurs,a-t-il dit, je me regarde comme un homme mort, etje n’existe plus que pour mes enfants; — paroles peufaites pour inspirer la confiance dans une nouvelle phasede la guerre.