Band 
Erster Band.
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La fin de cette conversation a une espèce d’intérêtdramatique, qui m’engage à en ajouter les détails. Ila parlé de je ne sais quoi à faire après une batailleperdue. Je lui ai dit: „Mais si la monarchie est dé-truite?“ Il a répondu: „Elle est détruite.“ — Et aumoment, où il a prononcé cette parole, un domestiqueest entré pour annoncer — que le général Bubna étaitarrivé. — Sur cela, il m’a dit: „Eh bien, nous en sau-rons bientôt davantage“; et je l’ai quitté dans unegrande agitation.

Rentré chez moi j’y ai trouvé Ferd. Palffy etJohnson, qui s’entretenaient de je ne sais quel futileprojet de faire assassiner Bonaparte par un homme quiétait venu ici pour cet effet. J’ai souffert mort et mar-tyre; l’impatience de savoir ce que Bubna apportait deVienne me dévorait; je ne savais comment passer cetintervalle qui s’écoulait encore avant que j’en fusse in-struit. — Enfin j’ai pris le parti de me rendre au bu-reau; et pendant que j’ai travaillé à quelques extraitsde ces malheureux protocoles d’Alteiibourg, Bubna yest venu pour parler au comte Stadion. En sortantil m’a dit qu’il rentrait chez lui. Je l’ai suivi. Il n’yétait pas. Je suis retourné à 8 heures mais à peinela conversation entamée, Canouville, le Français quise trouve ici, est entré. Je me suis promené une heure.La soirée était magnifique. La lune d’un côté, un oragede l’autre, une température de juillet. Je suis restécomme cela jusqu’à 3 heures, où j’ai enfin attrappéBubna.

Cette fois-ci Bonaparte l’a d’abord reçu avec beau-coup d’humeur; avant de lire les lettres qu’il lui appor-tait, il lui a fait lecture d’une lettre de 6 pages, adressée