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Erster Band.
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terrain à céder d’après la base des 1,600,000 âmes; etce qui est bien singulier, ce calcul était tellement ànotre avantage, on y avait si bien exagéré la popula-tion de certaines provinces, qu’on ne pouvait pas sedéfendre de l’idée, que Maret l’avait arrangé exprès,pour faciliter la conclusion de la paix, et pour nousménager autant que possible. — Dans la seconde entre-vue qu’il a eue avec Bonaparte, celui-ci était beaucoupplus doux que la veille; et il a expédié Bubna avecune lettre pour l’empereur de peu de lignes, en le ren-voyant pour le reste aux explications verbales qu’ilavait données à Bubna.

Dans cette entrevue il y a eu des choses bien cu-rieuses. Il est surprenant que Bonaparte parle deStadion d’une manière très-modérée, jusqu’à dire qu'ille croyait un honnête homme, un brave homme, qu’il luirendait justice, qu’il le croyait entraîné par son frère,„qui est un fou, un crâne, enfin un ci-devant prêtre“.Il a cité aussi Pozzo et Gentz. Pour Pozzo, Bubnalui a répondu: „Où est-il; il y a bien longtemps qu’iln’est plus chez nous; je crois qu’il se trouve en Rus-sie.“ Pour Gentz: „Quant à celui-ci, je le connais de-puis bien longtemps, et il est de mes amis, il jouitde l’estime générale; et si V. M. le croit un partisanfougueux de la guerre, Elle se trompe beaucoup.“ —„Mais il a écrit le manifeste.“ — „Si V. M. ordonneà un de ses conseillers d’État de rédiger un manifeste,s’y refusera-t-il? On s’est servi de sa plume, parcequ’elle est bonne, parce qu’elle a une grande réputa-tion, etc.“ Il a eu l’air de se contenter de cette expli-cation. — Il n’aime pas Metternich; „II a de la tour-nure, il est assez maître de la parole, mais il est borné