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il n’a aucune vue politique; je ne veux plus de cetliomme-là.“ — NB. Les propos sur Stadion sont d’au-tant plus à remarquer, que, dans l’avant-dernière missionde Bubna, il lui avait annoncé, que, si Stadion restaitministre, il n’enverrait qu’un chargé-d’affaires à Vienne.
Le prince Jean Liechtenstein est arrivé pendantnotre conversation. Nous avons longuement dissertésur l’état des choses ; et nous étions sûrs, que le lende-main serait un jour décisif. Bubna nous a dit, quel’accueil que l’empereur lui avait fait cette fois-ci étaitbeaucoup plus doux et favorable, que celui de la der-nière fois, et qu’il était persuadé, qu’on inclinait enfinvers les idées pacifiques. — Je n’en suis pas moinsrentré chez moi avec l’intention de finir mon manifeste;et j’y ai travaillé jusqu’à 2 heures du matin.
Lundi 25. A déjeûner chez le comte Stadion, jelui ai remis ma rédaction; je me suis bientôt aperçuque déjà il soupçonnait quelque changement. J’ai suque l’empereur avait appelé à un conseil à 11 heures,le comte Stadion, Bellegarde, et Liechtenstein.Comme incident, je dois raconter que Flahault estarrivé ici d’Olmütz — pour aller à Cracovie —sous prétexte de faire changer ses passes-ports; il adonc traversé toute l’armée; Knesebeek m’a dit quece seul fait lui prouvait plus que tous mes autres rai-sonnements que nos gens sont incapables de faire laguerre. —
Pendant que le conseil a eu lieu j’ai été passer unedemi-heure chez Bubna. Il m’a raconté le rapport,qu’il avait fait sur sa dernière entrevue avec Bonaparte.Il m’a communiqué ensuite quelques articles d’une hauteimportance. D’abord Bonaparte nous a proposé la mé-