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sliation de la Russie et prolongation de l’armistice àsix mois, si nous ne voulions pas accepter ses condi-tions. Ceci n’était qu’une farce. Mais il a proposé,et itérativement proposé, de restituer la monarchie dansson intégrité, si l’empereur voulait céder la couronneau grand-duc de Würtzbourg. Il avait déjà énoncécette idée lors du dernier voyage de Bubna; cette fois-ci, l’avant reproduit, il a formellement autorisé Bubnaà la communiquer à l’empereur!
Palffy m’a donné l’assurance que la révolutions’était faite dans l’esprit de l’impératrice, et qu’enfinelle se prêtait à l’idée de la paix. La chose est cer-taine, et nous en verrons incessamment les effets.
A dîner chez le comte Stadion, je l’ai trouvé dansun état d’abattement et d’épuisement, qui m’a faitcomprendre, non seulement à quel point la séance duconseil avait dû être orageuse, mais à peu près aussiquel en est le résultat. Il ne m’en a pas parlé; etdans la situation, où je le voyais, je n’ai pas eu lecourage de lui faire aucune question. — Aprè^ dînercependant j’ai voulu remonter la conversation, et je luiai raconté ce que Palffy m’avait dit de l’impératrice.Il a répondu: „Je m’en suis bien douté.“ Une lettre,de l’impératrice même, est arrivée; je suis parti.
Un moment après j’ai appris, je ne sais plus parqui, que Bubna serait de nouveau envoyé à Vienne.
J’ai rencontré l’archiduc Jean; il m’a dit de ve-nir le voir. Je ne l’ai pas fait; j’ai trop craint l’em-barras cruel dans lequel je me trouvais avec lui, nepouvant pas toucher une seule corde, sans lui dire deschoses désagréables, ou mentir à ma conscience. (Lecomte Stadion m’a dit le lendemain, que j’avais bien