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Erster Band.
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eu raison, qu’il avait été obligé de lui tenir tête pen-dant une heure et demie, ne sachant de quel bois faireflèche. C’est une chose bien extraordinaire, que l’aveugle-ment et l’insensibilité profonde de tous ces princes surles fautes impardonnables qu’ils ont faites, et sur lesmalheurs qu’ils ont causés à leur patrie.)

J’ai passé la soirée dans l'incertitude, quoique telle-ment persuadé du changement de système qui avait eulieu, que sans aucune notion particulière, j’ai à peuprès prédit à Knesebeck, tout ce qui était arrivé, ettout ce que j’ai positivement su le lendemain. Je luiai conseillé de partir, pour ne pas trop se compromettre.Il est effectivement parti, laissant seulement un billetpour le comte Stadion.

Enfin, à 11 heures du soir, j’ai pu voir Bubna, etc’est lui qui m’a annoncé la grande nouvelle, que JeanLiechtenstein, lui, et le général Meyer partaient le len-demain, pour négocier, et si faire se peut, conclure lespréliminaires de la paix sur la base de l’Ultimatumfrançais. J’ai eu le sentiment d’un homme, qui aprèss’être débattu dans les flots, voit enfin la terre sousses pieds. J’ai exhorté Bubna et par lui Liechtensteinà expliquer leurs instructions, dans quelques termesqu’elles pussent être conçues, dans le sens le plusétendu, à ne craindre aucune responsabilité, à se mettrebien en tête, qu’ils ne peuvent et qui ne doivent pasretourner, sans apporter la paix. Us partent dans cesintentions; et à moins que de l’autre côté on ne nousprésente des obstacles tout-à-fait imprévus, de nouvellesdemandes exorbitantes, ou quelque nouveau genre dechicanes (ce qui n’est probable), je suis bien persuadé,que maintenant la paix se fera. — J’ai encore eu avec