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B übn a plusieurs conversations de détail, sur les ports,sur l’article de la réduction de l’armée, etc. — Unechose assez remarquable, c’est que Bonaparte a dit:„Te ne veux pas vous demander de l’argent; vous nepourriez pas le payer aujourd’hui, et les payements àterme ont de grands inconvénients; je m’en aperçoisdans le cas des Prussiens, qui ne me payent pas, etque je serai obligé d’exécuter.“
J’ai quitté Bubna à minuit. J’en savais maintenantbeaucoup, mais les derniers éclaircissements m’atten-daient encore.
Mardi 26. J’ai trouvé le comte Stadion dansson lit; revenu à sa sérénité habituelle, il m’a donnétous les détails sur le fameux conseil d’hier. En voilàla substance. Après que l’empereur eut exposé de quoiil s’agissait, le maréchal Bellegarde a pris la parole,et a dit, que depuis très-longtemps il avait présenté à8. M. le tableau de toutes les difficultés, qui s’opposentà la reprise de la guerre; il les a résumé de nou-veau, pour faire sentir, qu’on n’avait rien fait pour leslever, et pour faire entendre que la chose était impos-sible. Le prince Liechtenstein a parlé dans le mêmesens avec beaucoup plus de force et de chaleur. L’em-pereur a chancelé, ou plutôt le comte Stadion a vutout-de-suite, qu’il s’était opéré un changement essentieldans ses dispositions. Sur cela il a interpellé l’empe-reur; il l’a sommé de dire, s’il ne lui avait pas répétédans toutes les lettres écrites pendant son absencequ’il ne ferait pas la guerre, et qu’il ne pouvait la faireavec les moyens moraux qui existaient; si l’empereurne lui avait pas itérativement écrit, qu’il voulait lafaire; si ce n’est pas sur ces assurances multipliées,