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compter l'influence que mon opinion a généralementexercée, sur celle de tous les autres) je puis dire, quej’ai plus fait pour la paix, que peut-être aucun autreindividu quelconque.
Je ne m’en repentirai jamais. Et tout en méprisantle caractère de l’empereur, sur lequel j’ai agi par tousces moyens, j’y trouve une raison puissante de plus pourme féliciter d’avoir détourné de la monarchie une entre-prise, qui sous une pareille direction ne pouvait absolu-ment que consommer sa chute dans très peu de temps.
J’observe encore, que Bonaparte a fait dire à l’em-pereur, à Bubna, „que rien ne prouvait tant les mauvaisconseils dont il était entouré, que l’idée chimérique,qu’on lui ferait abandonner la position de Vienne; choseà laquelle on ne parviendrait pas dans quatre cam-pagnes.“ — Un des arguments dont je me suis le plusservi, était opposé au raisonnement absurde qu’on fai-sait sur la situation des provinces occupées par l’ennemi.— „Elles ne peuvent plus supporter le poids de leursmalheurs, donc il faut recommencer la guerre.“ Voicicomme j’ai établi l’absurdité complète de cette thèse.Si vous disiez, dans la situation où nous nous trou-ons le sort de telle ou telle province ne peut pasfixer nos résolutions; il faut voir l’ensemble et agir eugrand, il y aurait au moins un principe et une suitedans vos raisonnements. Mais lorsque vous dites, qu’ilfaut continuer la guerre, pour soulager les provinces,vous avancez une thèse insensée. Car si vous aviezmême des succès, la guerre n’en finirait pas plus dansun mois ou doux, et les souffrances du pays augmen-teraient en se prolongeant; si vous êtes battus, vousachevez le malheur de vos pays.