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Erster Band.
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le départ plus précipité encore de la députation —n’ont été que le contre-coup inévitable.)

En parlant sur l’avenir, Metternich m’a dit, qu’ilétait loin de croire, qu’il serait chargé du porte-feuille;qu’il prévoyait plutôt, que Napoléon protesterait for-mellement contre lui, en le dénonçant à l’Europe commeun ministre furibond et perfide; qu’il avait déjà pré-paré ses attaques, en signifiant au prince Liechten-stein, qu’il regardait les conférences d’Altenbourg commeun jeu, et que ce n’était que depuis que l’empereuravait confié la négociation à des personnes, qui vou-laient sincèrement la paix, qu’il la croyait enfin possible.— Il a ajouté, qu’il n’accepterait pas le porte-feuille,du moment que Bonaparte se déclarerait hautementcontre lui, quand même l’empereur le lui offrirait. —Je lui ai demandé qui devait donc l’avoir. Il m’a avouéqu’il savait aussi peu que moi répondre à cette ques<-tion; que cependant il croyait pouvoir me rassurercomplètement sur les craintes de le voir entre les mainsde Stahremberg.

Après l’avoir 'quitté, nous nous sommes retrouvésau déjeûner du comte Stadion. La conversation estdevenue bien intéressante. On a parlé des différentesproclamations, qui ont été publiées au commencementde la guerre. Metternich les a indistinctement blâmé,à commencer par celle de Hormayr aux Tyroliens.J’abondais depuis longtemps dans ce sens. J’ai rappeléau comte Stadion plusieurs lettres que je lui avaisadressées de Vienne après son départ, sur cet impor-tant objet. Le comte Stadion nous a franchementavoué qu’il en pensait comme nous, qu’il avait blâmétoutes ces pièces, sans excepte Tadressen aux Alle-

F. v. Gentz. I. 12