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mands (que cependant son frâre avait protégée, sinonécrite lui-même), sans excepter la lettre au roi de Ba-vière; qu’il avait fait ce qu’il avait pu pour y mettreordre, mais qu’il n’y avait jamais réussi (aveu précieux,quoique terrible!) qu’aussitôt que l’on avait franchi lafrontière, chacun avait fait ce qui lui plaisait; quel’archiduc et Grünne avaient poussé l’arrogance et ledespotisme au point de ne pas même le consulter dansles choses qui étaient essentiellement de son ressort;qu’il avait vu venir ce malheur avant de quitter Vienne;qu’il en avait prévu et redouté les effets plus funestesdans le cas même que la guerre eut été heureuse; quedéjà dans plusieurs occasions et notamment lorsqu’ilétait question des instructions pour son frère, l’archiducet Grünne avaient annoncé avec si peu de retenue leprojet de concentrer tous les pouvoirs entre leursmains; qu’il était à la veille de se brouiller avec eux,et de leur signifier qu’à des conditions pareilles il nepouvait pas être ministre; que depuis ils avaient reprisla même marche; que les autres archiducs s’étaientformé sur le même modèle, et avaient publié et or-donné partout ce que l’aveuglement, la passion, ou lesplus mauvais conseils leur inspiraient; que de là étaitrésulté ce système révolutionnaire si déplacé que l’en-nemi nous avait reproché avec tant d’amertume etc.
Cette conversation s’est étendue plus loin encore,et Metternich a entamé enfin cette question si épi-neuse, que j’avais toujours évitée, comment le comteStadion avait pu se fier aux misérables instrumentsavec lesquels il était entré dans cette guerre. Stadions’est, expliqué avec sa candeur ordinaire. Il a avouéqu’il s’en ferait toujours les reproches les plus violents ;