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dans le sens de la guerre. Je n’en crois rien. Je suispersuadé, qu’il tient ce langage dans l’idée, que lesFrançais, nous voyant très-décidés, céderont sur l’un oul’autre point. Car il est à peu près impossible queMetternich pense sérieusement à la guerre.
Il m’a fait lire la lettre qu’il avait composée pourservir de réponse à celle de Napoléon du 15. Il agrande opinion de cette lettre. Tout ce que je puisdire, c’est que je suis bien aise que celle du comteStadion soit partie au lieu de la sienne. Il y faisaitdénoncer l’armistice ; bravade, qui aurait pu nous coûtercher. — Il m’a montré aussi deux dépêches, qu’il avaitécrites de Paris peu de jours avant l’ouverture de laguerre; elles n’ont point haussé mon opinion de sestalents ou de ses vues politiques. Je ne pardonneraijamais à Metternich l’indifférence et la légèreté, aveclaquelle il voit partir le comte Stadion, et la confiancevraiment choquante, avec laquelle il se charge d’unetâche aussi terrible, que celle de la direction des affairesdans ce moment. Je ne veux pas même nourrir lesoupçon, qu’il ait contribué d’une manière quelconqueà ce scandaleux revers de Stadion; j’en ai assez de saconduite ostensible.
J’ai été dire adieu au maréchal Bellegardei auxgénéraux Radetzky et Stutterheim. —. Le comteO’Donne 11 se trouvant à Dotis, j’ai eu avec lui uneconversation d’une heure, dans laquelle je n’ai pasété content de lui. Il y aura ce soir un conseil;et je prévois que, s’il ne vote pas directement pour laguerre, il s’appesantira au moins si fort sur ce mauditarticle de l’argent, que la négociation en souffrira denouveau.