Sy8 BISSÏBTATIOS
Un théâtre construit selon les règles doit êtretrès-vaste ; il doit représenter une partie d’uneplace publique, le péristile d’un palais , l’entréed’un temple. II doit être fait de forte qu’un per-sonnage , vu par les spectateurs , puisse ne hêtrepoint par les autres personnages selon le besoin.11 doit en imposer aux yeux, qu’il faut toujoursséduire les premiers. 11 doit être susceptible de lapompe la plus majestueuse. Tous les spectateursdoivent voir et entendre également, en quel-qu’endroit qu’ils soient placés. Comment celspeut-il s’exécuter fur une scène étroite, au milieud’une foule de jeunes gens qui laissent à peine dixpieds de place aux acteurs ? De-là vient que laplupart des pièces ne font que de longues conver-sations ; toute action théâtrale est souvent man-quée et ridicule. Cet abus subsiste, comme tantd’autres, par la raison qu’il est établi, et paresqu’on jette rarement sa maison par terre, quoi-qu’on sache qu’elle est mal tournée. Un abus publicn’eft jamais corrigé qu’à la dernière extrémité. Aureste , quand je parle d’une action théâtrale, jeparle d’un appareil, d’une cérémonie , d’une as-semblée, d’un événement nécessaire à la pièce, etnon pas de ces vains spectacles plus puérils quepompeux, de ces ressources du décorateur quisuppléent à la stérilité du poète, ec qui amusentles yeux, quand on ne fait parler aux oreilles et àfamé. J’ai vu à Londres une pièce où l’on repré-sentait le couronnement du roi d’Ang!eterrs,danS