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habile artiste: pour moi, j’ai toujours vu que lesartistes seuls rendaient une exacte justice.... quandils n’étaient pas jaloux.
.C’est aux esprits bien faits
A voir la vertu pleine en ses moindres effets 5C’est d’eux seuls qu’on requit la véritable gloire.(i)
Et je vous avouerai que j’aimerais mieux le seulsuffrage de celui qui a ressuscité le style de Racinedans Mélanie , que de me voir applaudi un moisde fuite au théâtre. (2)
Je présente la tragédie de Dom Pèdre à l'aca-déniieien qui a fait parler si dignement Bélisaircdans son admirable quinzième chapitre dicté parla vertu la plus pure , comme par l’éloquence laplus vraie; et que tous les princes doivent lirepour leyr instruction et pour notre bonheur. Jela soumets à la faine critique de ceux qui, dansdes discours couronnés par l’académie , ont ap-précié avec tant de goût les grands hommes du
(£) Acte V des Horaces.
(2) J’ofe dire hardiment que je n’ai point vu de piècemieux écrite que Mélanie. Ce mérite si rare a été senti parles étrangers qui apprennent notre langue par principes etpar l’usage. I/héritier de la plus vaste monarchie de notrehémisphère, étonné de n’entendre que très-difficilement lejargon de quelques-uns de nos auteurs nouveaux, et d’enteM*tire avec autant de plaisir que de facilité cette pièce de Méla-nie , et reloge de Fénélon , a répandu fur fauteur les bien-faits les plus honorables : il a fait par goût ce que I^ù-hU %IYfit autrefois par un noble amour de la gloire.