82 EPITRE DE DICATOIRE
siècle de Louis XIV. Je m’en remets entièrementà la décision de fauteur éclairé du poème de lapeinture, qui seul a donné les vraies règles defart qu’il chante, et qui ie connaît à fond, ainsique celui de la poesie.
Je m’en rapporte au traducteur de Virgile , seuldigne de le traduire parmi tous ceux qui l’onttenté; à l’illuftre auteur des saisons, si supérieurà Thomson et à son sujet; tous juges irréfraga-bles dans l’art des vers très-peu connu, et qui ontété proclamés pour jamais dans le temple de lagloire par les cris mêmes de l’envie.
Je fuis bien persuadé que le jeune homme quimet sur la scène Dom Pèdre et Guesclin préfére-rait aux applaudilTemens passagers du parterrel’approbadon réfléchie de l’officier aussi instruitde cet art que de celui de la guerre, qui, ayantfait parler si noblement le célèbre connétable deBourbon , et le plus célèbre chevalier Boyard , adonné l’exemple à notre auteur de ne point pro-diguer fa pièce fur le théâtre- <*)
II souhaite, sans doute, d’être jugé par lepeintre de François T, d’autant plus que ce sa-vant et profond historien sait mieux que personneque si on dut appeler le roi Charles V habile , cefut Henri de Tranjìamare qu’on dut nomme»cruel.
(*) M. di Guibtrt.