$lí EPITRE BEDICATOIRBPourquoi n’ambitionnerions-nous pas las suffrage*de ceux qui ont rendu des services essentiels à lapatrie , soit par une paix nécessaire , soit par detrès-belles actions à la guerre, ou par un méritemoins brillant et non moins utile dans les ambas-sades , ou dans des parties essentielles du minií*tère ?
Si ce même Boileau travaillait pour plaire auxïa Roihefoucauhis de son siècle , nous blâmerait-on de souhaiter le suffrage des personnes qui fontaujourd’hui tant d’honneur à ce nom? à moin*que nous ne fussions tout.à fait indignes d’occu-per un moment leurs loisirs !
Y a-t-il un seul homme de lettres en Francequi ne se sentit rrès encouragé par le suffrage dedeux de vos confrères , dont l’un a semblé rap-peler le siècle des Me'dicis en cueillant les fleursdu Parnasse avant de siéger dans le Vatican, (*)et l’autre , dans un rang non moins illustre, esttoujours favorisé des muses et des grâces, lorsqu’ilparle dans vcs assemblées, et qu’il y lit ses ou-vrages ? (f j c'est en ce sens qu 'Horace a dit :
Frincspibtts placuijse viris non ultima Inus est.
Je dis dans le m&ne sens à un homme d’ungrand nom, auteur d’un livre profond de la (
(*) M. le cardant de Bsrnis.
(t) M. ie duc de Berme.