A M. fi’Alí MEERf. Sí
Et qn’importc à nos vfrs que Perrin les adivire,Que 1’auteur de Jonàs s’empresse pour les lire ?Pourvu qu’ils sachent plaire au plus puissant des rois,Qu’à Chantilli Coudé les lise quelquefois,Qu’Enghicn en soit touché, que Colbert et Vivone ,Que la Rochefoucauld, Marfillac et Pompone,
Et cent autres qifici je ne puis faire entrer,
A leurs traits délicats se laissent pénétrer.
J’avoue que j’aime mieux le Mœcenas VìrgUliufque, dans Horace, que le plus puijjant desrois dans Boilcau parce qu’il est plus beau , ceme semble, et plus honnête, de mettre Virgileet le premier ministre de l’empire sur la mêmeligne, quand i! s’agit du goût , que de préférerle suffrage de Louis XIV et du grand Condèà celui des Coras et des Perrins ; ce qui n’étaitpas un grand effort. Mais enfin, Monsieur, vousvoyez que depuis Horace jusqu’à Boileau , laplupart des grands poètes ne cherchent à plairequ’aux esprits bien faits.
Puisque Boilcau délirait avec tant d’ardeufl’approbation de l’immortel Colbert , pourquoine travail!erions-nous pas à mériter celle d’unhomme qui a commencé son ministère mieux quelui, qui est beaucoup plus instruit que lui dans tousles arts que nous cultivons, et dont l’amitié vousa été si précieuse depuis long-temps,ainsi qu’à tousceux qui ont eu le bonheur «le le connaître ? (*)(*) M. Txrgtt.