ACTE PREMIER. Ii?
à vénérable asile où dans mes premiers joursJ'avais goûté la paix loin des perfides cours.Le_sombre Transtamare, en cherchant à me plaire,M’attachait encor plus à ma retraite austère.
D’une mère fur moi tu connais le pouvoir ;
Elle a détruit ma paix, et changé mon devoir.
Dans les distendons de i'Espagne affligée,
Au parti de dom Pèdre en secret engagée,
Pleine de cet orgueil qu’elle tient de son sang.
Elle me précipite en ce suprême rang:
Elle me donne au roi. Le puiflant TranstamareNe pardonnera point le coup qu’on lui prépare.
Jc replonge P Espagne en un trouble nouveau $
De la guerre en tremblant j’allume le flambeau,Aloi, qui de tout mon sang aurais voulu l’éteindre.Plus on croit m’élever, plus ma 'chute est à craindre.Le roi qui voit l’Etat contre lui conjuréCache encor mon secret dan* Tolède ignoré:
Notre cour le soupconne , et paraît incertaine.
Je me vois exposée à la publique haine,
Aux fureurs des partis, aux bruits calomnieux jEt de quelques côtés que je tourne les yeux,
Ge trône m’épouvante.
E L V I B E.
Ou je fuis abusée,
Ou votre a rue à ce choix ne s’est point opposée.
Si les périls font grands, fi dans tous les étatsLes cours ont leurs dangers, le trône a ses appas.
LEON O B. E.
Jamais le rang du roi n’éblouit ma jeunesse.
Peut-être que mon cœur avec trop de faiblesse.
Thc'átre. Tome VL K