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Oeuvres Complètes De M. De Voltaire
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ijom r e n r b.

ACTE II.

SCENE PREMIERE.

LEONGRE, ELVIRE.

L £ O N O E E.

Je navais pas connu jusquà ce triste joufLe dangerêtre simple, et d'ignorer la cour.

Je vois trop M'en effet il est des conjonctures les cœurs les plus droits, les vertus les plus puresNe servent quà produire un indigne soupçon.

Dans ces temps malheureux tout se tourne en poison.Au fond de mes déserts pourquoi ma-t-on cherchée?

A u séjour de la paix pourquoi suis-je arrachée ?

Ah ! si lon connaissait le néant des grandeurs,

Leurs tristes vanités, leurs fantômes trompeurs ,

Quon en détesterait le brillant esclavage!

ELVIRE.

Ne pensez quà Dom Pèdre, au nœud qui vous engage ;Songez que dans ces temps de trouble et de terreurDe lui seul après tout dépend votre bonheur.

L B O N O B. E.

Le bonheur ! ah, quel mot ta bouche me prononce!

Le bonheur ! à nos yeux lillusion lannonce,

'Lillusion lemporte et «'enfuit loin de nous.

Mon malheur, chère Elvire, est d'aîmer mon épouîjII mentraîne en tombant, il me rend la victimeDun peuple qui le hait, d un Sénat qui lopprime,

De Transtamare enfin, dont la téméritéOse me reprocher une infidélité ;

Comme