ACTE P KE M ï E R
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L E 0 N 0 R E.
Ah 1 vous ne craignez point que mon esprit s’e'gareJusqu’à le comparer à Dom Pédre , à mon roi.
Je vous parlais pour vous, pour l’Efpagne et pour moi r.Je vois qu’il faut suspendre une plainte indiscrète ;Qij’une femme est esclave, et qu’elle n-est point faîfcíPour se jeter, Seigneur, entre le peuple et vous.
J’ai cru que la prière appaisait le courroux ;
Qu'on pouvait opposer à vos armes sanglantesDe la compassion les armes innocentes.,..
Zlais je dois respecter de si grands, intérêts....
J’avais.trop présumé,... Je sors, et,je me tais.
(elle sort.')
SCENE V.
DOM PEDRE seul.
Ç^u’uNE telle démarche et m’étonne et m’oíFcnsc îTranstamare avec elle est-il d’intelligcnce ?M’aurait-elle trompé fous le voile imposteurQui Fascinait mes yeux par sa. fausse candeur?Croit-.eile, en abusant du pouvoir de ses charmes,Vaincre par fa faiblesse , et m’arracher mes armes ?Eft-ce amour ? est-ce crainte ? est-ce une trahison ?Quels nouveaux attentats confondent ma raison !Régné-je , juste Ciel !, et respiré-je encore?
Tout m’abandonnerait !.. et jusqu’à Léonore !....}îon,,.. je ne le crois point ... mais mon cœur est pextiL.
Monarque malheureux, amant trop osseuse,
Oppose à tant d’assauts un cœur inébranlable}.
^iais fijr-tout garde-fcoi de la trouver coupable*
fui du premizr osas*