,28 B 0 M T E T) R E.
Prêt de Faire une reine, et d'aller aux combat?,
A tant c!e soins pressans mon cœur ne suffit pas.
Allons... il faut porter le fardeau qui m’accable.
M E N D O S E.
Sire, vous permettez qn’un ami véritable,
( Je hasarde ce nom si rare auprès des rois )
Libre en ses sentiment s’ouvre à vous quelquefois.Vos soldats, il est vrai, Rapprochent de Tolède}Mais les grands, le Se'nat, que Transtamare obsède,Les organes des lois rîu peuple révérés ,
De la religion les ministres sacrés,
Tout s’unït, tout menace , un dernier coup s’apprêt?.Déjà même Guesclin dirigeant la tempêteMarche aux rives du Tage, et vient y rallumerLa foudre qui s’y forme et va tout consumer.Peut-être il serait temps qu’un peu de politiqueTempérât prudemment ce courage héroïque}
Que vous attendissiez, chaque jour offensé,
Le moment de punir faus avoir menacé.
De vos fiers ennemis nourrissant rinfolcuee,
Vous les avertissez de se mettre en défense.
De Léonore ici je ne vous parle pas:
L’amour bien mieux que moi, finira vos débats.
Vous étés violent, mais tendre , mais sincère jSeigneur, un mot de vous calmera fa colère.
Mais quand le péril presse et peut vous accabler,Avec vos oppresseurs il faut dissimuler.
DOM P E D R E.
& ma franchise, ami, cet art est trop contraire ;C’est la vertu du lâche.... Ah ! d’un maître sévère,D’un cruel, d’un tyran, s’ils m’ontdonné le nom,Je veux le mériter à leur confusion.