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Oeuvres Complètes De M. De Voltaire
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À T E SECOND. Ì29

Trop heureux les humains ilont les âmes doqilesSe livrent mollement aux paillons tranquilles !

Ma vie est un orage ; et dans les flots plongé,

Je me plais dans labyme je fuis submergé.

Rien ne me changera, rien 11e pourra mabattre.

M E N D O S E.

Mon Prince, à vos côtés vous mavez vu combattre ,Vous my verrez mourir. Mais portez vos regardsSur ces gouffres profonds ouverts de toutes parts ;Voyez de vos rivaux la fatale industrie ,

Par des bruits mensongers séduisant la patrie,

8'appliquant sans relâche à vous rendre odieux,Tromper lEurope entière, et croire armer les cieux jDes superstitions faire parler lidole,

Von s poursuivre à Paris, vous perdre au Capitole.

Et par le seul mépris vous avez repousséTous ces traits quon vous lance, et qui vous ont blesséVous laissez limposture attaquant votre gloireJusque dans lavenìr flétrir votre mémoire!

D O M P E D X E.

Ah! dure iniquité des juge mens humains!

Fantômes élevés par des caprices vains !

J'ai dédaigné toujours votre vile Fumée ;

Je foule aux pieds lerreur qui fait la renommée.On ne ma vu jamais Fatiguer mesespritsA chercher un suffrage à Rome ou dans Paris.

Jai vâîncu, jai bravé la rumeur populaire.

Je ne me sens point pour. flatter le vulgaire.

Ou tombons, ou régnons. Lheureux est respectésLe vainqueur devient cher à la postérité,

Et les infortunés font condamnés par elle.

Rome de Transtamare embrasse la querelle ;