ACTE TROISIEME. 1 J?
SCENE III.
DOM PEDREj.LEONORE, TRANSTAMARE, Suite»
B O M P E D R E.
_A.ppe.oche, malheureux, dont la rage ennemieAttaqua tant de Fois mon honneur et ma vie.
Esclave des Français qui t’ès cru mon égal,Audacieux amant qui t’es cru mon rival,
Ton œil se baisse enfin, ta fierté me redoute;
Tu mérjtes la mort, tu l’àttends.... mais écouter.
Tu connais cet usage en Espagne établi,
Qu’aucun roi de mon sang n’ose mettre en oubli,.
A son couronnement une nouvelle reine,
Opposant sa clémence à la justice humaine,.
Peut sauver à son gré l’un de ces criminelsQue pour être en exemple au reste des mortels'.
L’équité vengeresse au supplice obandonue.
Voici ta reine enfin.
T R A N S T A M A R E.
Léonore !
D 0 M 1> E D R E.
Elle ordonne
Que malgré tes forfaits, malgré toutes les lois.
Et malgré Pintérêt des peuples et des rois,
Ton monarque outragé daigne te laissir vivre :
J’y consens ... Vous, Soldats, soyez prêts à le suivis.Vous conduirez ses pas dès ce même moment'Jusqu’aux lieux destinés pour son bannissement;Veillez toujours fur lui, mais fans lui faire outragpj,Sans me faire rougir de mon juste avantage.
Tout indigne qiril est du sang dont il est né,.Ménagez de mon.père un reste. infortuné....
M T