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DU ROI DE PRUSSE. S
avantages que la fortune aurait été forcée delui accorder ; auffi a -1 - il fait des progrès quirépondent parfaitement à son attente. 11 faitautant d’honneur aux sciences que les scienceslui en font : on ne le connaît dans ia Henriadequ’en qualitc de poète ; mais il est philosopheprofond et sage historien en méme temps.
Les sciences et les arts font comme de vastespays, qu’ii nous est presque auffi impoffihîe desubjuguer tous qu’il l’a été à César, ou bien àAlexandre, de conquérir le monde entier : il fautbeaucoup de talens et beaucoup d’applicationpour s “'assujettir quelque petit terrain ; auffi laplupart des hommes ne marchent-ils qu’à pas detortue dans la conquête de ce pays. 11 en a étécependant des sciences comme des empires dumonde, qu’une infinité de petits souverains sesont partagés; et ces petits souverains réunis ontcomposé ce qu'on appelle des académies ; etcomme dans ces gouvernemens aristocratiques ils’est souvent trouvé des hommes nés avec uneintelligence supérieure, qui se sont élevés au-dessus des autres, de même les siècles éclairesont produit des hommes qui ont uni en eux lessciences qui devaient donner une occupationsuffisante à quarante têtes pensantes. Ce que lesLeibnitz , ce que les Foutenelle ont été de leurtemps, M. de Voltaire l’est aujourd'hui ; il n’y aaucune science qui n’entrc dans la sphère de