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Mayenne en frémissant voit leur troupe éperdue.Cent desseins partageaient son ame irrésolue ,
■Quand soudain la Discorde aborde ce héros,
Fait siffler ses serpe us et lui parle en ces mots:
Digne héritier d’un nom redoutable à la France,Toi qu’unit avec moi le foin de ta vengeance,
Toi nourri fous mes yeux et formé fous mes lois.Entends ta protectrice et reconnais ma voix.
Ne crains rien de ce peuple imhécille et volage,Dont un faible malheur a glacé le courage;
Leurs esprits font à moi,leurs cœurs font dans mes mains;Tu les verras bientôt, secondant nos desseins,
De mon fiel abreuvés, à mes fureurs en proie.Combattre avec audace et mourir avec joie.
La Discorde aussitôt, plus prompte qu'un échu',Fend d’un vol assuré les campagnes de l’air,Par-tout chez les Franqais le trouble et les alarmesPrésentent à fes yeux des objets pleins de charmes;Son haleine en cent lieux répand l’aridité ,
Le fruit meurt en naissant dans son germe infecté,Les épis renversés fur la terre languissent;
Le ciel s’en obscurcit, les astres en pâlissent ;
Lt la foudre en éclats, qui gronde fous fes pieds,Semble annoncer la mort aux peuples effrayés.
Un tourbillon la porte à ces rives fécondesQue l’Eridan rapide arrose de fes ondes.
Rome enfin.fe découvre à fes regards cruels;Rome jadis son temple et l'effroi des mortels ;Rome dont le destin dans la paix, dans la guerre.Est d’être en tous les temps maîtresse de la terre.Par le fort des combats on la vit autrefoisgur .leurs trônes fanglans enchaîner tous les rois :