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ífo LÀ H fi N R I À D 8.
De ce superbe Guise, en qui l’on vit paraîtreLe tyran de l’Ëtat et le roi de son maître;
Et qui, toujours puissant même après son trépas,Traînait encor la France à l’horreur des combats.D’un casque redoutable il a chargé sa tête :
» Un glaive! est dans fa main au meurtre toujours prête;Son flanc même est percé des coups dont autrefoisCe héros factieux fut massacré dans Blois ;
Et la voix de son sang, qui coule en abondance,Semble accuser Valois et demander vengeance.
Ce fut dans ce terrible et lugubre appareil,ÇHi’au milieu des pavots que verse le sommeil,îi vint trouver Clément au fond de sa retraite.
La superstition, la cabale inquiète,
Le faux aèîe enflammé d’un courroux éclatant,Veillaient tous à fa porte et l’ouvrent à l'instant.
11 entre ; et d’une voix majestueuse et fière :
Dieu requit, lui dit-il, tes vœux et ta prière ;
Mais n’aura-t-il de toi, pour culte et pour encens,Ou’un-e plainte éternelle et des vceux impuissans?
Au Dieu que sert la ligue il faut d’autres offrandes ;11 exige de toi les dons que tu demandes.
Si Judith autrefois, pour sauver son pays,
N’cût cffert à son Dieu que des pleurs et des cris;Si craignant pour les liens elle eût craint pour fa vie,Judith eût vu tomber les murs de Béthulie.
Voilà les saints exploits que tu dois imiter.
Voilà l’offrande enfin que tu dois présenter.
Mais tn rougis déjà de l’avoir différée.
Cours, vole , et que ta main dans le sang consacrée',Délivrant les Franqais de leur indigne roi,
Venge Paris et Rome, et l'univers, et mai.