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Oeuvres Complètes De M. De Voltaire
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CHANT CINQUIEME. 15 ï

Par un assassinat Valois trancha ma vie,

II faut ilun même coup punir fa perfidie;

Mais du noxì daffaffin ne prends aucun effroi ;

Ce qui fut crime en lui fera vertu dans toi.

Tout devient légitime à qui venge !E;lise :

Le meurtre est juste aiors, et le ciel iautorife.

Que dis-je ? ii le commande ; il tinstruit par ma .voix 1Quil a choisi ton bras pour la mort de Valois :Heureux fi tu pouvais, consommant sa vettgeatice,Joindre le navarrois au tyran de la France;

Et si de ces deux rois tes citoyens sauvésTe pouvaient !... mais les temps ne font pas arrivé?»-Bourbon doit vivre encor; le Dieu qu'il persécuteRéserve à dautres mains la gloire da fa chute.

Toi, de ce Dieu jaloux remplis les grands desseins,;Et reqois ce présent quil te fait par mes mains.

Le fantôme à ces mots fait briller une épée,Quaux infernales eaux la haine avait trempée;

Dans la main de Clément il met ce don fatalIl fuit et se replonge au séjour infernal.

Trop aisément trompé , le jeune solitaireDes intérêts des cieux se crut dépositaire.

H baise avec respect ce Funeste présent,

II implore à genoux le bras du Tout-puiffantEt plein <Iu monstre affreux dont la fureur le guide,Dun air sanctifié sapprête au parricide.

Combien le cœur de lhomme est soumis à Terreur !Clément goûtait alors un paisible bonheur tII était animé de cette confianceQui dans le cœur des saints affermit Tinnocence ;

Sa tranquille fureur marche les yeux baillés;

Ses (;) sacrilèges vœux au ciel sent adressés ;