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Oeuvres Complètes De M. De Voltaire
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CHANT SEPTIEME.

la Faiblesse au teint pâle, aux regards abattus,Tvran qui cède an crime et détruit les vertus.Lambition sanglante , inquiète, égarée ,

De trônes, de tombeaux , desclaves entourée ;

La tendre Hypocrisie , aux yeux pleins de douceur,( Le ciel est dans ses yeux, lenfer est dans son cœur ; )Le faux Zèle étalant ses barbares maximes »

Et lIntérêt enfin, père de tous les crimes.

Des mortels corrompus ces tyrans effrénésA laspect de Henri paraissent consternés;

Ils ne lont jamais vu, jamais leur troupe impieRapprocha de son ame , à la vertu nourrie :

Quel mortel, disaient-ils, par ce juste conduitsVient nous persécuter dans Péternelle nuit ?

Le héros, au milieu de ces esprits immondes,Savanqait à pas lents fous ces voûtes profondes.Louis guidait ses pas : Ciel' quest-ce que je voi?laffkffin de Valois! ce monstre devant moi!

Mon père ! il tient encor ce couteau parricide,

Dont le conseil des Seize arma sa main perfide ;Tandis que dans Paris tous ces prêtres cruelsOsent de son portrait souiller les saints autels :

Que la ligue linvoque et que Rome le loue, (4)

Ici dans les tourmens Penser les désavoue.

Mon fils, reprit Louis, de plus sévères loisPoursuivent en ces lieux les princes et les rois.Regardez ces tyrans, adorés dans leur vie:

Plus ils étaient puiffans, plus Dieu les humilie.

II punit les forfaits que leurs mains ont commis;Ceux quils nont point vengés et ceux quils ont permis,La mort leur a ravi leurs grand, ù-s passagères,

Ce faste, ces plaisirs, ces flatteurs mercenaires,

T. 1%. La Hmriade. Q,