CHANT SEPTIEME. lZ7A 1’homtne, hélas trop libre, avait daigné ravirLe pouvoir malheureux de lui désobéir !
Ne crois point, dit Louis, que ces tristes victimesSouffrent des ehâtimens qui surpassent leurs crimes.Ni que ce juste Dieu , créateur des humains ,
Se plaise à déchirer l’ouvrage de ses mains:
Non, s’il est infini, c’est dans ses récompenses ;Prodigue de ses dons, il borne ses vengeances.
Sur la terre ou le peint l’exemple des tyrans :
Mais ici c’ëst un père, il punit ses enfans ;
11 adoucit les traits de fa main vengeresse ;
Il ne fait point punir des momens de faiblesse,
Des plaisirs passagers, pleins de trouble et d’ennui ,Par des tourmens affreux, éternels comme lui. (6)
Il dit, et dans l’instant l'nn et l’autre s’avanceVers les lieux fortunés qu’habite l’innocence.
Ce n’est plus des enfers l’affreuse obscurité ,
C’est du jour le plus 'pur Timmortelle clarté.
Henri volt ces beaux lieux, et soudain à leur vueSent couler dans son ame une joie inconnue;
Les foins , les pallions n'y troublent point les coeurs ;
La volupté tranquille y répand ses douceurs.
Amour, en oes climats tout ressent ton empire :
Ce n'est point cet amour que la mollesse inspire,C’est ee flambeau divin, ce feu saint et -sacré,
Ce pur enfant des cieux sur la terre ignoré.
De lui seul à jamais tous les cœurs se remplissent jlis défirent fans cesse, et fans cesse ils jouissent,
Et goûtent dans les feux d’une étemelle ardeurDes plaisirs fans regrets, du repos fans langueur.
Là règnent les bons rois qu’ont produit tous les âges-Là font les vrais héros, là vivent les vrais sages - r