ïgg LA H E N R I A I) É,
Lí sur un trône d’or Charlemagne et CkmgVeillent du haut des cieux fur f empire des lis.
Les plus grands ennemis, les plus fiers adversaires,Réunis dans ces lieux, n’y font plus que des frères.Le sage Louis (7) douze, au milieu de ces rois,S’élève comme un cèd.e, et leur donne des lois.
Ce roi, qu’à nos aïeux donna le ciel propice,
Sur son trône avec lui fit asseoir la justice ;
II pardonna souvent, il régna sur les cœurs,
Et des yeux de son peuple il essuya les pleurs.D’Amboife ( z) est à ses pieds, ce ministre fidelíeQui seul aima la France et fut seul aimé d’elle ;Tendre ami de son maître, et qui dans ce Haut rangNe souilla point ses mains de rapine et de sang.
O jours! ô mœurs! ô temps d’éternelle mémoire!
Le peuple était heureux , le roi couvert de gloire :De se s aimables lois chacun goûtait les fruits.Revenez, heureux temps, fous un autre Louis.
Plus loin font ces guerriers, prodigues de leur vie,gu'fnstamma leur devoir et non pas leur furie,
La Trimouille, (y) Clisson, Montmorency, de Foix,(fo}Guefclin, ( 11 ) le destructeur et le vengeur des rois.Le vertueux Bayard, (12) et vous, brave Amazone (13)La honte des Anglais et le soutien du trône, (e)
Ces héros, dit Louis , que f u vois dans les cieux,Comme toi de la terre ont ébloui les yeux:
La vertu, comme à toi, mon fils, leur était chère;Mais enfans de i’Eglife ils ont chéri leur mère :
Leur cœur simple et docile aimait la vérité:
Leur culte était le mien j pourquoi l’as-tu quitté?
Comme il disait ces mots d’une voix gémissante,Le palais des destins devant lui se présente;