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Oeuvres Complètes De M. De Voltaire
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NOTES

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que Colbert publia, sont un monmr-ent íTabstirdité et detyrannie; il> impossible de porter plus loin le mépris à zhommes ; il est impossible que le ministre qui a écrit ce codeeût conservé quelques fentimens inhumanité ou de justice:dans ses réglemens íur les manufactures, cn érigea en loi cequi u'éuiit que Pavis des fabrícans habiles fur la manière de ' Sfabriquer, et on soum t à ries peines corporelles et infamantesles ouvriers qui ne se conformeraient pas à ces opinions, jEnfin Colvert nayanc plus dexpédiens, imagina de taire ;uní opération fur le,' petites monnaies, et d* soumettre àdes droits les denrées qui servent à ìa subfiíUnce du petitpeuple de Paris, il mourut; et son enterrement fut troublépar la populace que ces dernières opérations avaient révoltée, 'ei qui voulait déchirer son corps.

Tel f«t Colbert ; et nous navens rien dit qui ne soit prouvé*cu par Thistoire, ou parla suite même de ses lois: comment!donc cet homme em.il une íi grande réputation? commentHf. de Voltaire , Parai de lhumaníté , fa-t-il appelé le gremùrdes humains! cest ce qui nous reste à expliquer.

Calbert établit de la régularitédans la recette des impôts etsle Tordre dans Us dépeuiès. Cet ordre n'étak p*s de lécono-mie , les citoyens étaient toujours vexés; mais les vexationsétaient moins arbitraires. Les grands r les propriétaires richesétaient ménagés, le peuple iouffrait seul, et ses cris, éterniséspar uoe administration vigilante et rigoureuse, ifétaientpasentendus au milieu des fêtes de la cour.

La France, depuis les malheurs de François ì jufqu'à lapaix des Pyrénées ,* avait été dans un état de trouble et dedésastre; ses frontières menacées et envahies, les guerres dereligion , les guerres des grands contre Richelieu et Mazarin,la puissante des seigneurs duns les provinces; toutes ces causessoppoíaient également à Tinduítrie du cultivateur et à cellede Partisan. Personne 11osait et même ne pouvait fairedavances, ni pour la culture, ni pour dis entreprises demanufactures. Le commerce extérieur n'avaìt pu sécablir;le commerce intérieur était languissant. On commença àrespirer après la paix des Pyrénées,* les frontières étaient enfureté, la paix régnait dans Tintérieur des provinces.

L'autorité du roi ne souffrait plus de partage, et les vexa-tions particulières cessèrent dêtre à craindre. Pins la nation&vait été épuiíée, plus iès progrès durent être iapides; ,«t