DU CHANT SEPTIEME. 20 ^
Dieu ne les punit point d’avoir fermé leurs veuxAux clartés que lui-même il plaça ft loin d’eux.
II ne les juge point, tel qu’un injuste maître,
Sur le„ chrétiennes lois qu’ils n’ont point pu connaître,Sur le zèle emporté de leurs saintes fureurs ,
Mais fur la simple loi qui parle á tous les cœurs.
La nature ici-has,- fa tille et notre mère,
Nous instruit en son nom, nous guide, nous éclaire;De riflfunet des vertus elle aime à nous remplir,
Et dans nos premiers ans nous enseigne à >sug!r;Mais pure en notre enfance , et pa.- t’âge altérée,Elle pleure ses fils dont elle est ignorée;
Elle pleure; et ses cris, que nous n’entendons pas,S’élève-nt contre nous dans la nuit du trépas.
Et dans sédition de r/rZ, après ce vers:
Des mortels pass.gers les troupes innombrables,on lisait -
Un juge incorruptible, avec d'égales lois,
Y ramasse à ses pieds les peuples et les rois.
Tout frémit devant lui; les morts dans le silenceAttendent en tremblant l’éternelle sentence ;
Lui qui dans un moment voit, entend, connaî; tout,D’un coup d’œil les punit, d’un coup d’œil les absout;De ses ministres saints la troupe inexorableSépare incessamment l’innocent du coupable,
Donne aux uns des plaisirs, aux aut es des tourmens,Des vertus et du crime étemels monumens.
Mais d ou partent, grand Dieu, ces cris épouvantables?
(c) Ali lieu de ce vers et des onze fuivans, voicice qu’on lit dans sédition de 17:3 :
D'abord de tous côtés s’offrent fur leur passageLe désespoir, li mort, la fureur, le carnage,
Et ces vices affreux, suivis par les douleurs ,Formés dans les enfers, ou plutôt dans nos cœurs ;L’Orgueil au Front d’airain, la lâche Perfidie,
Qui d’abord en rampant fe cache et s’humilie ,
Puis tout à coup levant un homicide bras,
Fait siffler ses serpens et porte le trépas.