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Oui fier de son fardeau, du pied frappant la terre,Appelle les dangers et respire la guerre.
On voyait près de Irii briller tous ces guerriers,Compagnons de fa gloire et ceints de ses lauriers.D’Aumont,(6)qni fou; cinq rois avait porté les armes; (d)Eicon, (7 ) dont le seul nom répandait les alarmes;
Et son fils, (g) jeune encore, ardent, impétueux,
Oui depuis.mais alors il était vertueux. (9)
Sully , (10) Nangis , Criilon , ces ennemis du crime,Que la ligue déteste et que la ligue estime:
Turenne, (n) qui depuis de la jeune BouillonMérita dans Sedan la puissance et le nom;
Puissance malheureuse et trop mal conservée,
Et par Armand (O détruite auflîtôt qu’élevée, (ir)Essex avec éclat paraît au milieu d’eux,
Tel que dans nos jardins un palmier sourcilleux ,
A nos ormes touffus mêlant fa tête altière,
Paraît s’énorgueillir de fa tige étrangère.
Son casque étincelait des feux les plus brillansQu’étalaient à l’envi l’or et les diamans,
Dons chers et préc eux, dont fa fière maîtresseHcnota son courage ou plutôt fa tendresse.
Ambitieux Essex , vous étiez à la FoisL’amour de votre reine ct le soutien des rois.
Plus loin sont laTrimou;lle,(ijj) etCl.rmont etFeuquières,Le malheureux de Nejle et l’heureux Le r diguières ; (tq)D’Ailìy, pour qui ce jour fut lin jour trop fatal.Tous ces héros en foule atten-late.it le signal,
Et rangés près du roi lifa ent fur son virageD’un triomphe certain l’espoir et le présage.
Mayenne en ce moment, inquiet, abattu ,
Dans son cœur étonné cherche en vain fa vertu.’