314 L A H K S R I A D E.
Les flots couverts de morts interrompent leur course,Et le fleuve sanglant remonte vers fa source.
Mayenne en ce tumulte incapable d'ess-oi,Affligé, mais tranquille et maître encor de foi,Voit d’un œil assuré fa fortune cruelle,
Et tombant fous ses caups songe â triompher d'eíle.D’Aumale auprès de lui, la Fureur dans les yeux,Accusait les Flamands, la Fortune et les cieux.Tout est perdu, dit-il, mourons, brave Mayenne.Quittez , lui dit son chef, une fureur fi vaineVivez pour un parti dont vous êtes l’honneur,Vive? pour réparer fa perte et Fou malheur :
Quç vous et Lois-Dauphin, dans ce moment funeste,De nos soldats épars assemblent ce qui reste.Suivez-moi, l’un et f autre, aux remparts de Paris;De la ligue en marchant ramassez les débris,
De Colígny vaincu surpassons le courage.
D’Aumale en l’écoutant pleure et frémit de rage.Cet ordre qu’il déteste, il va l'exécuter;
Semblable au fier lion qn’un maure a su dompter,Qui, docile à son maître, ì tout autre terrible,
A la main qu'il connaît soumet fa tête horrible ,
Le suit d’un air affreux, le flatte en rugissant,
Et paraît menacer même en obéissant.
Mayenne cependant, par une Feite prompte,Dans les murs de Paris courait cacher fa honte.
Henei victorieux voyait de tous côtésLes ligueurs fans défense implorant ses bontés, (l)Des cieux en ce moment les voûtes s’entr’ouvrirení:Les manès des Bombons dans les airs descendirent.Louis su milieu d’uix, du haut du firmament,
Vint contempler Henri dans es fameux moment,