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LETTRE CLXXXVIï.
A m. LE -CARDINAL DE LER^IZ.
1776.
J ’etais dans un bien triste état, Monseigneur,lorsque :j’ai reçu vos deux jeunes gentilshommessuédois ; mais j’aí oublié tous mes .maux en lesentendant parler de vous.
Ils disent gue vetre éminence ,
Au pays des processions,
Fait à toutes les nationsAimer et respecter la France.
Ils disent que votre entretien,
Cher aux beaux esprits comme aux belles,Enchante le norvégienEt le voisin des Dardanelles ,
Tout autant que l’italien :
.Comme, en fa première harangue.
Le chef du collège chrétienPlaisait à chacun dans fa langue.
Voilà comme vous étiez à Paris, et en Langue-doc, etpar-tout. Vous n’avez point changé aumilieu Re tous les changemens qui font arrivés enFrance. Je fuis extasié en mon particulier desbontés que vous conservez .pour moi.; .elles meconsolent et m’encouragent per lejìreme giornatedimiavita, comme dit Pétrarque^ I’undevosprédécesseurs.en talens et en grâces. Hélas ! vousêtes aujourd’hui le seul Pétrarque qui soit à Rome.Nous Strpns du mojns cíçs-.ojiára-comiquss, et