DU SIECLE DE LOUIS XIV. Ill
vent être cités que pour faire abhorrer leurexemple, fíacon n’écrivit presque que de mau-vaises satires en mauvais vers contre les au-teurs les plus estimés de son temps. (Jeux quin’en écrivent aujourd’hui qu’en mauvaise prosesont encore plus méprisés que lui. On n’enparle ici que pour inspirer le même méprisenvers ceux qui pourraient l’imiter: mort en172?.
Galland C Antoine ) né en Picardie en1646. II apprit à Constantinople les languesorientales, et traduisit une partie des contesarabes, qu’on connaît fous le titre des milleet une nuits ; il y mit beaucoup du sien : c’estun des livres les plus connus en Europe ; iist amuiànt pour toutes les nations: mort eneyiç.
L’abbé Gallois (Jean) né à Paris en16?2, savant universel, fut le premier quitravailla au journal des Javans avec le ccn-íeiilcr-clerc Salin , qui avait conçu l’idée de cetravail. 11 enseigna depuis un peu de latin auministre d’Etat Colbert , qui, malgré ses occu-pations , crut avoir assez de temps pour ap-prendre cette langue ; il prenait sur-tuut fezleçons en carrosse dans ses voyages de Versaillesa Paris. On disait avec vraisemblance que c’étaiten vue d’êtrc chancelier. On peut observerque les deux hommes qui ont 3 e plus protégéles lettres me savaient pas le latin, LouisXIV et M. Colbert. O11 prétend que l’abbéGallois disait : M. Colbert veut quelquefois f;