ECRIVAINS
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^Íotte-Tïozídírrjflesoupqond'une douzaine d’au-tres dans le même goût; et pour unique preuvede cette accusation , il dit que ces douze cou-plets contre une douzaine de personnes qui de-vaient s’aíTenibler chez N. de VUliers , furentapportés par la Motte-Houdart lui-même chezle sieur de ViPiers, une heure après que Rousseauavait été informé que les intéressés devaients’assembler dans cette maison. Or , dit-il,Rousseau n’avait pu cn une heure de tempscomposer et transcrire ces vers diffamatoires. -C’est la Motte qui les apporta, donc la Motteen est Fauteur. Au contraire, c’est, ceme semble, parce qu'il a la bonne foi de lesapporter, qu’il ne doit pas être soupçonnéde la scélératesse de les avoir faits. On les ajetés à fa porte, ainsi qu’à la porte de quelquesautres particuliers. II a ouvert le paquet; il ya trouvé des injures atroces contre tousses amiset contre lui-même ; il vient en rendre compte :rien n’a plus l’air de l’innocence.
60. Ceux qui ^'intéressent à l’histoire de cemystère d’iniquité doivent savoir que l’on s’assem-blait depuis un mois chez N. de Villiers , etque ceux qui s’y assemblaient étaient, pour laplupart, les mêmes que Rousseau avait déjàoutragés dans cinq couplets qu’il avait impru-demment récités à quelques personnes. Le pre-mier même de ces douze nouveaux coupletsmarquait assez que les intéressés «'assemblaienttantôt au café, tantôt chez ViPiers,