|)U SIÇCLE DE LOUIS XIV. 149
Sots assemblés ehez de Villiers,
Parmi les sots troupe d’élite,
D’,m vil café dignes piliers ,
Craignez la Fureur qui m’irrite.
Je vais vous poursuivre es tous lieux.Vous noircir, vous rendre odieux :
Je veux que par-tout on vous chantejVous percer et rire à vos yeuxEst une douceur qui m’enchante.
7°. II est: très-faux que les cinq premiers cou-plets, reconnus pour être de Rousseau, ne fissentqu’eíïleurer le ridicule ; de cinq ou six particuliers,comme le dit le mémoire ; on y voitles mêmeshorreurs que dans les autres.
Que le bourreau par son valetPasse un jour serrer le siffletDe Berrin et de sa séquelle;
Que Pecour qui fait le balletAit le fouet au pied de séchelle.
C’est-là le style de ces cinq premiers coupletsavoués par Rousseau. Certainement ce n 5 est paslà de la fine plaisanterie. C'est le même stylede tous les couplets qui suivirent.
8°. Quant aux derniers couplets fur le mêmeair , qui furent en 1710k matière du procès in-tenté à Saurin de l’académie des sciences , lemémoire ne dit rien que ce que les pièces duprocès ont appris depuis long-temps. II prétendseulement que le malheureux qui fut condamnéau bannissement, pour avoir été suborné par