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les offensés les imputassent unanimement ’à Rous-seau , enfin quoiqu’un jugement solennel ait dé-claré Saurin innocent °ì Mais si la chose est phy-siquement dans Tordre des possibles, elle n’eftnullement vraisemblable. Rousseau l’en accusatoute sa vie : il le chargea de ce crime par sontestament ; mais le professeur Roilin , auqueiRousseau montra ce testament quand il vintclandestinement à Paris, l’obligea de rayer cetteaccusation. Rousseau se contenta de protester deson innocence à Partiale de la mort ; mais iln’osa jamais accuser la Motte , ni pendant lecours du procès, ni durant le reste de fa vie,ni à ses derniers momens. II se contenta de fairetoujours des vers contre lui. ( Voyez l’articleJoseph Souri» )
Motte VILLE (Françoise Bertaut de) née enïtíiç en Normandie. Cette dame a écrit desmémoires qui regardent particulièrement la reineAnne mère de Louis XIV. On y trouve beau-coup de petits faits, avec un grand air de sin-cérité: morte en i68y-
Nain de tIllEMONT (Sébastien le) fils deJean le Naiu maître des requêtes, né à Parisen 1 6 ; 7 , élève de Nicole , et Tu n des plus ía-vans écrivains de Port Royal. Son histoire desempereurs , et ses seize volumes de T histoire ecclé-siastique , font écrits avec autant de vérité quepeuvent l’étre des compilations d’anciens histo-riens ; car Thiftoire, avant l’invention de Tim-primeric, étant peu contredite, était peu exacte :mort en itìçg.