DU SIECLE DE LOUIS XIV. 7?Z
smis clans un sentier plus étroit et moins faitpour les muses. 11 entendait la méchanique desvcs auísi-bien que son père , mnis il n’en avaitni famé ni les grâces. 11 manquait d’ailleursd'invention et d'i m agi nation. Janséniste commeson père , il ne fit des vers que pour le jansé-nisme. On en trouve de très-beaux dans le poèmede la Grâce et dans celui de la Religion , ouvragetrop didactique et trop monotone, copié despensées de Pascal, mais rempli de beaux détailsteis que ces vers du chant second, dans lequelil traduit Lucrèce pour le réfuter.
Cet esprit, ô mortels ! qui vous tend si jaloux,Jí’eft nii’nn feu qui s’allume et s’éteint avec vons.Quand par íTaffieux sillons t’implacable vieillesse/V sur un Front hideux imprimé la tristesse,
Que dans un corps courbé Fous un amas de jours,Le sang comme à regret semble achever son cours jLorsqu’en des yeux couverts d’un lugubre nuage11 n’entre des objets qu une infidelle image jQn’en débris chaque jour le corps tombe et périt:En ruines nujjì je vois tomber l’esprit.
L'ame mourante alors, fiambeau fans nourriture,Jette par intervalle une lueur obscure.
Triste destin de l’homme ! il arrive au tombeau,Plus faible, plus enfant qu’il ne Test au berceau.La mort du coup fatal Fappe enfin l’édifice ;
Dans un dernier soupir achevant son supplice ,Lorsque vide de sang le cœur reste glacé ,
Son ame s’évapore, et tout l’homme est palis.
II s’élève quelquefois dans ce poème contre le toutest bien des lords Sbaftesbury et Bolìngbroke ,si bien mis en vers par Pope.